Histoire de salami

Les trois mots de cette semaine sont : salami – ailes – arroser.

C’est l’histoire d’un salami qui a été entièrement avalé durant un apéro. Il s’en va donc au paradis de la charcuterie, rejoindre tous les salamis qui ont été mangés depuis la nuit des temps.

Ses ailes largement déployées, il survole le monde, l’observe curieux. Parcourant les continents, le salami découvre avec beaucoup d’intérêts l’univers végétal : tant de couleurs, de formes, de vertus.

Lui qui n’avait connu que l’environnement du boucher à sa naissance, puis le frigo en étant tellement emballé qu’il n’y voyait rien, pour finir sur une table au milieu des chips et des verres de bière.

Comment avait-il pu ignorer que le monde était si vaste et qu’une autre forme de vie que la charcuterie existait ? Il pris la décision de ne pas rejoindre le paradis des salamis. Il voulait continuer à explorer le monde.

Son objectif était de découvrir l’ensemble des végétaux existants sur la planète. C’est ainsi qu’un salami ailé commença à se créer un jardin réellement surnaturel regroupant le plus de plantes possibles.

Les roses côtoyaient les orchidées, les cactus côtoyaient les nénuphars, des baobabs côtoyaient des sapins, etc. Ce jardin était magique et tout y poussait magnifiquement : arbres, buissons, fleurs, herbes, etc.

Le grand plaisir du salami était d’arroser son royaume végétal, en n’oubliant pas de replier ses grandes ailes pour ne rien abîmer ou faire tomber. L’arrosage lui donnait le temps d’observer ces protégés.

Mais un salami qui a été mangé n’est pas censé devenir jardinier. Un jour un boudin ailé arriva, il expliqua au salami qu’il était le chef de toutes les saucisses du paradis. Et que le salami devait les rejoindre.

Le salami commença par refuser : il devait rester au jardin pour tout arroser, sinon tout allait mourir. Mais il n’avait pas le choix, ses ailes perdaient leurs plumes faute d’être allées au paradis comme prévu.

Il devait se rendre à l’évidence, son rêve ne se réaliserait pas, son royaume végétal ne survivrait pas sans lui et il devait accepter de le voir disparaître sinon c’est lui qui allait disparaître définitivement.

Il suivit le chef boudin ailé. Son jardin magnifique mourut. Le salami fût triste et déprimé pendant longtemps. Puis il s’envola pour aller découvrir chaque plante dans son lieu de vie.

Il retournait au paradis après chaque visite. Il avait trouvé l’équilibre entre la charcuterie et le végétal et était heureux.

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